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LA
LETTRE DE GAIA NETWORK
28 Octobre 2010
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VIDEOS
- Première
manifestation à Nagoya
>>> Voir la vidéo
- Interview de Monique Barbut sur le FEM (Fond pour l'Environnement Mondial)
>>> Voir la vidéo
- Après une semaine de négociations, premier bilan à Nagoya
: des progrès, mais tous attendent l'émergence du protocole APA
>>> Voir la vidéo (1'30)
- A Nagoya, l'UICN a clôturé son compte à
rebours 2010 pour stopper l'érosion de la biodiversité
>>> Voir la vidéo (2'00)
- Le 20 octobre, l'économiste Indien, Pavan Sukdhev, a présenté à Nagoya son rapport TEEB, sur
l'économie des écosystèmes et de la biodiversité. Ou comment
donner un prix aux services rendus par la nature?
>>> Voir la vidéo (3'20)
- Ahmed Djoghlaf, le Secrétaire Exécutif
de la Convention sur la diversité biologique, la CDB, revient
sur les enjeux de cette Convention et les négociations à Nagoya,
qu'il juge "extraordinaires". Point de vue
>>> Voir la vidéo (2'15)
- A Nagoya, ville hôte des négociations,
une Convention sur la diversité biologique presque à huis-clos
>>> Voir la vidéo (1'30)
- Premières images en direct de Nagoya: l'ouverture
(voir la vidéo)
(1'30)


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NOS EQUIPES TOURNANT A
NAGOYA UN 52' SUR LE SOMMET CONSACRE A LA BIODIVERSITE, nous ferons
chaque jour avec vous un point en texte et en images (si vous ne
voulez pas le recevoir , faites le nous savoir en nous renvoyant ce
mail) |
JEUDI 28 OCTOBRE
A 24 h de la fin des négociations fixée à vendredi 18h (heure du
Japon, 11h en France), les pays développés ouvrent le cordon de
leur bourse. Le pays hôte, le Japon a ouvert le bal avec le
déblocage de deux milliards de dollars pour la biodiversité.
Après la Norvège avec un milliard d’euros pour les forêts, la
Belgique avec 10 millions d’euros, c’est la France qui annonce
le versement de deux milliards d’euros d’ici 2020 pour aider les
pays en voie de développement à multiplier leurs aires protégées
terrestres et maritimes. Cela sera -il suffisant pour calmer les
pays du sud ?
Car ce à quoi on a assisté au cours de cette dixième Convention
des parties signataires de la diversité biologique (CDB), c’est
à un nouvel affrontement entre sud et nord, une constante ,
depuis l’effondrement du communisme. Le jeu n’est pas tout à
fait le même que pour le climat. D’abord, les Etats Unis n’ont
même pas adopté la Convention. Signée par Bill Clinton, le texte
n’est jamais parvenu jusque devant le congrès, du fait du
blocage persistant des sénateurs accrochés à l’indépendance du
pays. Et les huit ans de mandat de Bush junior n’ont rien
arrangé. Les Etats-Unis restent les seuls au monde non
signataires de la CDB avec… Andorre. Et l’on a plus d’espoir que
le Président Français et l’évêque d’Urgell décide d’une adhésion
de la principauté que de trouver aux USA un politique décidé à
porter ce dossier.
Ensuite, les coalitions sont très diverses. Le G77 des pays en
voie de développement fait place à des groupes continentaux qui
parfois se désagrègent pour former des coalitions d’Etats «ayant
les mêmes intérêts ». Les positions aussi changent. La Chine est
un véritable poids mort. Elle bloque tout, craint par-dessus
tout l’irruption des débats climatiques dans l’enceinte de la
biodiversité (afin de ne pas se faire imposer de nouvelles
contraintes de réduction de gaz à effet de serre par des chemins
détournés) et se bat même pour un petit 6% de la surface de
chaque Etat en aires protégées , alors que sur son territoire,
elle atteint les 10%. L’Inde est beaucoup plus allante. Elle
commence à voir les effets des pertes de biodiversité sur son
agriculture (les récoltes de légumes stagnent du fait de la
baisse des colonies sauvages d’abeilles pollinisatrices) , a des
dossiers sensibles à gérer (le tigre, le lion asiatique) , et
accueillera la prochaine COP en 2012. L’Inde a annoncé qu’elle
allait dès l’année prochaine intégrer le coût des services
rendus par la biodiversité dans ses comptes nationaux, tel que
préconisé par Pavan Sukhdev. Le Brésil pourrait suivre la même
démarche, incité en cela par la grosse percée du vote écologiste
lors des élections présidentielles de début octobre. L’Afrique
enfin, parle d’une seule voix. La déclaration de Libreville
signée par 28 pays africains le 21 septembre dernier lie le
respect de la biodiversité au développement humain. On a noté à
Nagoya un rapprochement certain entre l’Afrique et l’Union
européenne.
Les Etats du sud ont en général intégré l’idée que l’accès et le
partage des avantages (APA), le futur protocole, va générer de
nouveaux revenus pour l’exploitation de la biodiversité par le
secteur privé. Il y aura un apport réel pour les populations
vivant à proximité des grands milieux naturels. Mais, comme pour
le climat, les pays du sud ne font pas confiance aux pays du
nord pour réellement financer les efforts nécessaires pour
préserver les réservoirs les plus riches en substance d’intérêt
: la forêt tropicale, les massifs de corail. On a assisté
pendant dix jours à une espèce de donnant-donnant : « finalisez
vos aides financières et nous pourront apporter notre soutien à
la stratégie 2020 qui a pour but d’enrayer les pertes de
biodiversité». Les diplomates se sont ainsi regardés en chien de
faïence, attendant de savoir qui allait dégainer le premier. Les
ministres de l’environnement ont pris la suite de la diplomatie.
Les cordons de la bourse se desserrent. Est-ce que ce sera
suffisant pour arriver à l’adoption d’un protocole même
incomplet sur l’APA ? Réponse demain.
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VENDREDI 22 OCTOBRE
Les pathogènes, c'est presque réglé
c'était une des grosses pierres sur la route du protocole et une
vraie pomme de discorde. Les pathogènes, ce sont tous les virus
et bactéries susceptibles de provoquer des épidémies ravageuses
dans le monde. Il suffit de se rappeler de la terreur mondiale
qu'a provoqué la grippe A pour comprendre l'enjeu. Or, pour
contrer un virus, il faut trouver un vaccin susceptible de le
contrer. Et ce vaccin se fabrique à partir de molécules trouvées
dans le milieu naturel. Pour les pays développés comme pour
l'industrie pharmaceutique, il n'est pas question d'inclure les
pathogènes dans le protocole de partage des avantages pour des
raisons d'urgence. Au cas où une épidémie se déclarerait, il
faudrait très rapidement trouver le vaccin. Un contact d'accès
et de partage ne ferait que ralentir les choses. Ces arguments
font sourire les pays en voie de développement. Dans une
situation d'urgence, un accord de partage peut très bien être
signé en quelques jours. Les pays développés font par ailleurs
remarquer que jusqu'ici, les pays riches se servaient
gratuitement dans le réservoir de biodiversité des pays du sud.
Tandis qu'en retour, ceux-ci devaient payer au prix fort les
vaccins ainsi fabriqué. Ce dernier argument a fait mouche. Les
pathogènes restent dans le protocole
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La surveillance aussi
A quoi ça sert de faire un accord si on n'est pas capable de le
faire respecter. Pour nombre de négociateurs, il ne sert à rien
de négocier sur les APA si on ne prévoit pas en même temps un
système de surveillance : inspecteurs nationaux, administrations
des douanes, contrôles et réglementations sévères. Une série de
point de vérification a donc été construite qui ponctuera la
mise en place du contrat d'exportation de la plante ou de la
substance animale entre le pays utilisateur et le pays
producteur. Ce système de vérification a été combattu pied à
pied par les pays riches et surtout par les industriels
craignant de devoir faire face à de nouvelles tracasseries
administratives plutôt qu'à des contrôles légitimes. Trois nuits
de négociations ont permis de lever les ambiguités et de mettre
en place une première structure de contrôle. Ca avance, mais ce
n'est pas fini. La question peut ressurgir.
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Vendredi 29
Octobre, REUNION PLENIERE ET FIN DE LA PREMIERE SEMAINE DE
NEGOCIATION
Ou presque. Les deux groupes de travail ont du retard, les
petits conciliabules n’ont pas fini leurs échanges et la
présidence japonaise ne veut pas lâcher le morceau. Cependant
l'espoir perdure de voir le protocole naître vendredi prochain à
18h (heure du Japon) dernier délai.
Des avancées sont notables. Notamment sur l’accès et le partage
des avantages (APA). 20 articles sur 33 sont adoptés.
Restent en discussion les questions épineuses comme les
pathogènes , ainsi que les questions de prise en compte des
savoirs traditionnels et de surveillance des accords pris entre
industriels et communautés autochtones. De gros morceaux. Mais
les articles principaux sur le fonctionnement même des APA ne
sont pas encore rédigés. Quant aux objectifs à atteindre pour
2020 et les stratégies à adopter, tout cela est encore flou.
Nombre d’états ne veulent pas d’un cadre contraignant, la Chine
en tête , dont l’attitude n’est pas très constructive. Enfin, si
des progrès ont été enregistrés sur la question du financement,
tout n’est pas réglé loin de là.
En plénière donc, la présidence japonaise a rallongé le mandat
des négociateurs. Ils ont l’autorisation et même le devoir, de
travailler tout le week- end. Lundi, on en saura un peu plus sur
l’état d’avancement des travaux. En espérant que l’efficacité
sera de retour. Car des pays se plaignent, notamment africains.
Des Etats prennent un malin plaisir à rediscuter en groupe de
travail élargi ce qui a pourtant été décidé en amont . Et l’un
des co-présidents de la négociation sur l’APA, a exhorté les
négociateurs à obtenir de leurs gouvernements de vrais mandats
de négociation qui leur permette d’avancer des propositions.
Sans ces engagements politiques précis, Nagoya pourrait vivre la
même histoire que celle du sommet de Copenhague: du flou, de la
remise en question de semaines de diplomatie internationale, et
l'absence de protocole final.
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NAGOYA CINQUIEME JOUR
Mercredi 22 Octobre
Ambiance toujours aussi émolliente. Il n'y a qu'en coulisse que
cela s'agite. Les deux groupes de travail écartent toutes les
questions qui fâchent vers des groupes de liaison qui s'emparent
de la question pour s'empailler toute la nuit. Combien y-en
a-t'il de ces groupes qui travaillent dans l'ombre? On ne sait
pas. Plus d'une dizaine surement. Par exemple, un groupe a été
saisi de la demande de moratoires de plusieurs pays (l'Afrique,
les Philippines, le Vénézuéla, la Suisse parmi les plus gros)
sur les expériences de géoingéniéries. Il s'agit des
ensemencements de fer de l'océan pour améliorer le captage de
CO2 ou encore la peinture en blanc des toits des villes pour
améliorer l'albedo (la reflexion solaire sur le sol) qui peuvent
avoir des effets néfastes sur la faune et la flore. Le groupe de
travail qui s'est emparé de la question doit précisément définir
ce qu'est la géoingéniérie pour délimiter une frontière avec de
vraies recherches. Pas simple. Ces négociateurs en sont à la
deuxième nuit blanche et n'ont pas encore trouvé la bonne
formule pour activer le principe de précaution sur cette
question sans entraver la recherche.
Sur le coeur du sujet, les informations sont contradictoires.
"les choses avancent" assure ainsi un membre de la délégation
française. Il y a des progrès sur la prise en compte des savoirs
traditionnels par les législations nationales, et même sur la
question difficile des situations d'urgence provoquées par des
agents pathogènes, les pays développés estimant que l'urgence de
création de vaccins pour stopper une épidémie impliquait de
retirer les pathogènes du cadre de l'APA. Il y a eu aussi
quelques faibles avancées sur la question du respect des
obligations. Comment vérifie-t-on que l'accès et le partage des
avantages est bien respecté par l'industriel utilisateur comme
par la communauté productrice? question cruciale : si elle est
réglée, un grand pas sera fait vers le protocole.
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AU JOUR LE JOUR , NAGOYA de notre correspondant Loïc Chauveau ,
Mardi 19 Octobre
Les négociations sur le futur protocole sur l’accès au partage des
avantages en sont à leur deuxième jour et déjà toutes les questions
qui fâchent ont été confiées à un groupe «ad hoc » chargé de trouver
une rédaction qui satisfasse toutes les parties. Les pierres
d’achoppement sont toujours les mêmes : quel financement pour les
pays du sud, quel cadre contractuel pour les industriels et les
organismes de recherche, quelles seront les Exceptions ? A ce titre,
la question des organismes pathogènes n’est pas réglée. L’industrie
pharmaceutique voudrait les écarter pour faciliter la fabrication de
vaccins, alors que les ONG redoutent que cette exception ne soit la
porte ouverte à tous les abus. Les négociateurs qui travaillent sur
l’extension des zones protégées (objectif revendiqué par les ONG,
25% de la surface terrestre, 15% de la surface des Océans), et ceux
qui travaillent sur les parties les plus consensuelles de l’APA,
discutent en présence du public et de la presse. Le groupe à la
recherche du consensus, lui, œuvre dans l’ombre. Il doit rendre sa
copie en pléinière vendredi après midi. On saura donc en fin de
semaine, quelle direction prend la négociation en cours. D’ici là,
l’ambiance devrait rester bon enfant et chaleureuse. Avant l’orage. NAGOYA
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NAGOYA DÉMARRE AVEC LA PEUR D’ÉCHOUER: Loïc Chauveau
, Lundi 18 Octobre
La dixième convention des parties (COP 10) des 193 Etats
signataires de la Convention pour la diversité biologique (CDB)
a démarré avec la timidité du lapin n’osant pas sortir de son
terrier. Arrivera-t-on à en remplir les objectifs ambitieux ?
Les négociateurs n’y joueraient pas la peau dudit lapin tant les
obstacles à surmonter sont nombreux alors que la ligne d’arrivée
est fixée au 29 octobre. Achim Steiner, secrétaire général du
Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) , a eu,
en ouverture de la convention
lundi, un ton presqu’implorant pour demander aux Etats de
trouver un accord sur « l’accès et partage des avantages »
(APA). La signature de ce nouveau protocole est possible, mais
ce n’est pas fait. L’affaire traîne pourtant depuis le Sommet de
Rio de Janeiro et en 2002 à Johannesbourg, les Etats s’étaient
donnés pour objectif d’entériner un accord à Nagoya. Nous y
sommes. De quoi s’agit-il ? Aujourd’hui, une multinationale de
la cosmétique ou du médicament (deux secteurs qui représentent
près des deux tiers des brevets issus de plantes ou d’animaux)
n’est tenu à aucun retour financier quand elle découvre et
exploite une molécule provenant d’un pays tiers ou bien encore
quand elle tire profit d’un savoir traditionnel. Dans le schéma
privilégié par l’ONU, la découverte d’une propriété génétique
d’un organisme vivant devrait donner lieu à un contrat. Contre
un consentement préalable donné en toute connaissance de cause,
un pays, une communauté ou un peuple indigène se verrait
octroyer des «avantages» (qui peuvent être financiers ou pas)
fournis par l’industriel. Pour la CDB, on obtiendrait ainsi un
accès facilité aux ressources génétiques car les bénéfices
seraient équitablement partagés entre les utilisateurs et les
fournisseurs. Actuellement, rien n’existe et de nombreux brevets
sont déposés sans tenir compte de l’endroit où à été découvert
le gêne
d’intérêt et près du tiers de ces brevets ne signalent même pas
de quel animal ou de quelle plante il a été tiré. L’industriel
se sert dans le grand réservoir de la nature sans dire merci ni
à ceux qui vivent sur les terres où se trouve l’organisme ni à
ceux qui ont mis en exergue une vertu par leurs pratiques
médicinales. C’est cela qui devrait être corrigé lors de ces
quinze prochains jours. Devrait, car l’on retrouve le
clivage déjà constaté sur le protocole de Kyoto. Les pays du
sud, «propriétaires » de l’essentiel de la biodiversité
terrestre, veulent un retour d’autant plus important que les
médicaments et la cosmétique génèrent d’importants bénéfices.
Les pays développés défendent de leur côté des industries qui
ont beaucoup investi sur les techniques de séquençage de l’ ADN
et entendent profiter de cette avancée technologique. Il reste
deux semaines pour trouver le bon équilibre. Un autre sujet est
pénible. C’est l’aide que les pays riches doivent accorder aux
pays pauvres pour qu’ils protègent leurs espaces naturels au
lieu de les mettre en exploitation. La négociation est là aussi
tortueuse. Enfin, il faudra donner un nouvel objectif pour la
communauté internationale. Celle-ci s’était engagée à freiner
l’érosion de la biodiversité en 2010. Raté. Le prochain terme,
c’est 2020, simple étape pour un retour à une nature enfin
préservée en 2050. Mais là, il ne s’agit pas d’argent, mais de
mots. C’est moins douloureux. L C (18/10/10)
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RAPPEL DES ENJEUX
Cette 10ème Conférence des Parties se tenant pendant l’Année
internationale de la biodiversité, revêt une importance
particulière. Elle doit faire oublier que l’objectif 2010 que
s’était fixé la communauté internationale de freiner l’érosion de la
biodiversité, n’a pas été atteint. Trois questions sont à
l’ordre du jour :
- L'Adoption du protocole APA (ABS) « Accès et Partage des Avantages
»
- Le plan d’action fixant les objectifs post-2010
- La notification par la CDB de la volonté de création de l’IPBES
(International Platform on Biodiversity and Ecosystem Service) ou «GIEC
de la Biodiversité».
D’autres recommandations seront discutées, telles: la stratégie
mondiale pour la conservation des plantes, la communication et la
sensibilisation. Des thèmes nouveaux deviendront prioritaires :
Les Océans : diversité biologique des eaux intérieures, diversité
biologique marine et côtière. La diversité biologique et les
changements climatiques. Afin de consolider l’approche économique et
d’associer les nouveaux acteurs que seront les entreprises , la TEEB
«Approche économique de la biodiversité et des services écosystémiques » pilotée par Pavan Sukhdev sera définitivement
présentée.
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EN ROUTE VERS NAGOYA PRODUCTION
Mardi 12 Octobre, Gaia Network en partenariat avec la FRB
(fondation
pour la recherche en biodiversité) enregistrait cinq tables
rondes.
Un travail de mémoire mené dans le même esprit que celui qui
nous
avait conduit sur les routes de Copenhague. Ci dessous la
première de
ces tables rondes enregistrées à l'Aquarium de la Porte Doré.
De Rio 1992 à Nagoya 2010
- Bilan historique : La Convention pour la Biodiversité et ses
objectifs
(voir
la vidéo)
1992 : les grands principes. 1996 : les règles de protections.
2004 :
retour aux écosystèmes et à la connectivité. 2010 : meilleure
gestion des réservoirs de biodiversité, réflexion sur une nature
durable. Vers un partage juste et équitable des avantages.
Invités : Raphael Billé, IDDRI, Claude Anne Gauthier : FRB,
Bernard
Delay , Président de la FRB: l’importance de la démarche FRB, la
poursuite de l’esprit du Grenelle, Son rôle dans la création du
futur IPBES
- La création de l’IPBES Prospectives : que va apporter la
création de l’Ipbes (comparaison avec le GIEC) ?
(voir
la vidéo)
La création et la solidité des réseaux scientifiques et
amateurs. Qu’est ce que les enjeux du changement climatique ont
changé pour la CDB et les politiques de biodiversité ? Quelles
influences de ces débats sur l’OMC ?
Invités : Lucien Chabason (IDDRI) , Anne Larigauderie (Diversitas)
,
Claude Anne Gauthier (FRB) , Patrick Duncan (CNRS)
- " La valeur de la nature"
(Voir la vidéo)
L’homme a-t-il besoin pour se nourrir et se développer de toute la surface de la
planète ? Son exploitation des milieux est-elle sans fin ? homme contre nature ?
Ghislaine Hierso (Oree), Serge Oru (WWF) Bernard Chevassus au
Louis (INRA)
- Le protocole de
Carthagène
(Voir la vidéo)
Précaution, possession, sécurité et nature fabriquée. En vigueur depuis 2003,
quel bilan en tirer ? A Nagoya, on va aussi discuter du «partage des avantages »
sur les découvertes issues du vivant. Quels sont les enjeux économiques,
éthiques ?
Valerie Boisvert (IRD), Robert Barbault (MNHN),
Arnaud Apotheker (Greenpeace ), Jacques Caplat( Agir pour
l’environnement )
- Réparation et
compensation
(Voir la vidéo)
Pour s’inscrire dans une politique de long terme : donner un prix aux pertes,
trouver de vrais moyens de protection durable et sensibiliser le citoyen au fait
qu’il n’est qu’un élément dans la nature
Hervé Guyomard ( INRA), Xavier Leroux directeur de la FRB) , Sophie Baillon( Survival
International) , Bettina Laville,( avocate,
ancienne administratrice de l’UICN )
- Extrait biodiversité:
extrait du film "Le silence des abeilles" de Doug Shultz
(voir la vidéo)
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"La Nuit du Climat"
Un coffret de 7 DVD et un
livret pour mieux comprendre le sommet de Copenhague et les enjeux
de Cancun :
- Prix de vente aux particuliers : 50 euros (paiement par chèque),
- Prix de vente aux collectivités et soutiens : 250 euros (paiement
par chèque ou par virement) Prix négociés pour commandes en nombre
ONG, CE, médiathèques, vidéothèques... avec droits de diffusion et
d’usage dans le card e de débats publics ou privés
- Commande : admin@gaia-network.com, ou 06 82 83 11 44
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