Sommaire      Début du texte
 
(09/10/2008)
- Mercredi 8 octobre, a été soumis à l'Assemblée Nationale le "projet de loi de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'Environnement", dit "Grenelle I". Voir le discours de Jean-Louis Borloo.

>>> Voir le sondage réalisé par TNS Sofres sur le regard que portent les français sur le processus du Grenelle Environnement.
>>> Voir le communiqué de presse de l'Alliance pour la planète
 
 
(24/09/2008)
- Jean-Louis Borloo a réuni tous les acteurs du Grenelle ce mardi 23 septembre au Ministère.
A partir du 6 octobre, l'Assemblée Nationale va examiner la loi Grenelle 1, dite de programmation. En cours, la rédaction de la loi Grenelle 2, sur la mise en oeuvre des mesures, suscite des d'inquiétudes :
>>> Voir le communiqué de presse de l'Alliance pour la planète (Collectif de 80 associations)
>>> Voir le communiqué de presse des Amis de la Terre

La Fédération France Nature Environnement publie son rapport sur l'année écoulée depuis la conclusion des accords en octobre 2007.
 
 
 
LE GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT
 
(cliquez sur les liens en bleu pour voir les vidéos)

 
 
 
 

31 octobre :
Nathalie Kosciusko Morizet, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, chargée de l'Ecologie, confirme que la clause de sauvegarde française sur l'OGM Mon 810 (équivalent du moratoire réclamé par les ONG) sera communiquée à l'Union européenne.

3 novembre :
Une semaine après les conclusions du Grenelle, les avis sont partagés au sein même des associations sur les conséquences réelles des décisions annoncées :
- Robert Lion, président d’Agrisud International ne se dit « pas trop pessimiste pour la suite ».
>>> Voir la vidéo
 
- Mais Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord, membre des Verts et vice-présidente durant le Grenelle du groupe 2 « Préserver la biodiversité et les ressources naturelles », adopte une position bien différente. Elle regrette que le temps du débat ait été trop rapide, et estime que « nous entrons dans une troisième mi-temps qui est celle des rapports de force ». Elle reproche également à l’Etat de n’avoir pas suffisamment écouté les groupes, par exemple sur la question de la mine d’or de la forêt primaire de Kaw.
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7 novembre :
Corinne Lepage, présidente de Cap 21, est mandatée par le ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, Jean-Louis Borloo, pour un travail sur la gouvernance écologique dans la perspective de la présidence française de l'Union européenne (commission Lepage).
Un autre « comité opérationnel » est mis en place sur les enjeux phytosanitaires et forestiers.

26 novembre :
L'Alliance pour la Planète dénonce sur son blog www.grenellorama.fr un « grand flou » sur le dispositif global de suivi. Yannick Jadot (Greenpeace France), déplore pour sa part le flou sur « des sujets parmi les plus lourds : pesticides, incinération, nucléaire...».

6 décembre :
Publication d'un arrêté du ministre de l'Agriculture prononçant un gel "a minima" des cultures d'OGM jusqu'au 9 février.
Pour protester contre cette décision, l’Alliance pour la Planète annonce la suspension de sa participation pour protester contre l'absence de concertation du gouvernement.
 
10 décembre :
L’Alliance pour la Planète reprend sa participation au Grenelle.
 
11 décembre :
Réunion de l’intergroupe sur les OGM formé pendant le Grenelle.
 
14 décembre :
Première réunion du comité d’experts de la Haute autorité sur les OGM.
L'Alliance quitte à nouveau le processus de discussion sur les OGM, car "contrairement aux engagements pris en octobre à l’issue du Grenelle, le Gouvernement n’a pas activé auprès de la Commission européenne la clause de sauvegarde sur le Mon 810".

15 décembre :
Date annoncée de présentation des modalités opérationnelles des mesures du Grenelle : des comités de suivi et d'évaluation ainsi que des comités de pilotage sont mis en place pour 15 à 20 programmes opérationnels.
 
19 décembre :
On apprend finalement que les modalités opérationnelles seront discutées en Conseil des ministres le mercredi 19 décembre, et annoncées le jeudi 20 décembre… quelques jours avant Noël.
 
20 décembre :
Réunion entre le gouvernement et le groupe de contact qui associe les différents collèges, pour l'annonce des modalités opérationnelles

Décembre :
Remise du rapport final de Jacques Attali sur la croissance.
 
 
2008

Janvier :
Débat au Parlement sur la Loi de programmation sur l’environnement.
Présentation d’un projet de loi sur les OGM, sur les normes dans le bâtiment, sur l’écopastille et les bonus/malus, et si possible (dixit JL Borloo), sur le « paquet ferroviaire ».

15 janvier :
Traduction juridique des orientations décidées par le Grenelle concernant l’information, l’expertise, la responsabilité et l’accès à la justice (propositions sur la transcription de la directive communautaire de la responsabilité environnementale).

Avant le 9 février :
 Échéance annoncée pour le premier « paquet » législatif du Grenelle (« Grenelle 1 ») et pour la Loi sur les OGM.

9 et 16 mars : Élections municipales.

30 mars :
 Propositions de Corinne Lepage, présidente de Cap 21, pour la présidence française de l’Union européenne d’une part, et sur l’amélioration des conditions de participation des citoyens aux prises de décisions au niveau local, régional et national d’autre part.

Avril :
« Loi cadre Grenelle » (d’abord annoncée pour Février).
Echéance du second « paquet » législatif du Grenelle (« Grenelle 2 »).

15 juin :
Remise des conclusions du groupe de travail sur l’urbanisme.

1er juillet :
 La France prend la présidence de l’Union européenne.
Parmi ses grandes priorités se trouvent la lutte contre le changement climatique et la politique énergétique

2009 puis 2011 : Echéances d’évaluation du suivi post-Grenelle.
 
 
 
 
 
 
 

 
Jeudi 25 octobre :
- Deuxième et troisième tables rondes
En direct, sortie de la table ronde sur l'agriculture

PESTICIDES
- Les débats s’animent entre associations écologistes et FNSEA notamment. Des accords émergent, mais les modalités d’échéances sont encore discutées.
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- La FNSEA est d’accord pour réduire les intrants chimiques, mais refuse une échéance précise. Elle craint que les agriculteurs ne soient contraints, au terme de cette échéance et si aucune alternative n’a été trouvée, de réduire leur consommation de pesticides et donc leur productivité.
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- France Nature Environnement, par la voix d’Arnaud Gossement, regrette que la France ne puisse arriver à la Présidence de l’UE avec une échéance pour la réduction des intrants chimiques. Pour la FNE, une échéance contraindrait les chercheurs à trouver des alternatives.
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- La conclusion de Jean-Louis Borloo est une avancée, mais sans échéance fixe, elle suscite des interrogations sur son application, et surtout sur les alternatives potentielles.
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OGM
- Jean-Louis Borloo a assuré la mise en place d’une clause de sauvegarde (gel) sur l’OGM Mon 810.
- Arnaud Apotheker, de Greenpeace, se dit «
raisonnablement optimiste et plutôt content » de l’engagement français à notifier cette clause de sauvegarde à l’Union européenne, car il faudra justifier le fait de revenir sur cette clause.
- Chantal Jacquet, de l’association Good Planet, représentant l’Alliance pour la Planète, rappelle pour sa part que le souhait des associations est d’obtenir le droit de produire et de consommer sans OGM. >>> Voir la vidéo

- Quatrième table ronde

GOUVERNANCE
- Franck Laval, d'Écologie sans frontières, fait le point sur les questions de gouvernance posées au Grenelle. Il est question de faire entrer un collège environnemental au Conseil économique et social, et de créer une 7ème commission parlementaire environnementale à l’Assemblée nationale. Il aborde également la question d’une loi sur le dialogue environnemental, qu’il souhaite calquée sur le dialogue social, en intégrant les associations.
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- L’intervention de Nicolas Sarkozy comprendra 15 à 20 propositions, qui constitueront une feuille de route permettant d’envisager les perspectives post-Grenelle.

16h30 : Discours des Présidents Nicolas Sarkozy, Al Gore et José Manuel Barroso.
>>> Voir le site


 
Mercredi 24 octobre :
Première table ronde sur énergie et climat, en présence de François Fillon et Jean-Louis Borloo
 
- Premier point d'étape par Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet (15 h). Le ministre d’Etat a montré une grande satisfaction à la sortie de cette première table ronde. Il n’hésite pas à parler de « révolution », et détaille tous les points qui viennent d’être actés.
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- Dominique Bidou est l'un des bloggeurs consultés par Jean-Louis Borloo. Il précise les conditions de leur rencontre, avec tous les autres bloggeurs consultés.
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Impressions recueillies de 12h30 à 14h auprès de :
- Marie-Christine Blandin (Verts), qui mentionne les gages réclamés par les associations au gouvernement, et déclare au nom des associations que « l’espoir reste entier ».
>>> Voir la vidéo
- Marc Jedliczka (CLER), pour qui ce Grenelle est vecteur de « bonnes surprises ».
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- Yannick Jadot (Greenpeace, Alliance pour la Planète)
>>> Voir la vidéo
- Anne Bringault, qui s’inquiète de l’arbitrage de Nicolas Sarkozy concernant le nucléaire. Elle constate par ailleurs une véritable volonté de changement sur les questions des transports comme du logement.
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- Daniel Richard (WWF), qui se dit « très satisfait des résultats » du Grenelle sur le transport, le bâtiment, les énergies renouvelables, les calendriers, qui correspondent aux objectifs des ONG. Il revient aussi sur la question du nucléaire et de l’EPR, au sujet desquels il constate une certaine avancée : « le ministre a acté le fait que mécaniquement, la position du nucléaire allait être plus faible qu’aujourd’hui ».
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- Et enfin, le tour de la table numéro deux : santé à 15h30
 
 
Mardi 23 octobre :
 
- 14 heures : remise au gouvernement d'une pétition de 20 000 signatures, dans le cadre de l’action « Grrrenelle ou Greenelle ? ». Stephen Kerckhove (Agir pour l'environnement) « espère que le président de la République saura imposer une véritable rupture qui n’est pour l’instant que sémantique », il dénonce des conclusions du Grenelle très en deçà des demandes des associations.
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- Stéphane Lhomme (Réseau Sortir du Nucléaire) qualifie le Grenelle de l’environnement d’opération de « marketing », et de « véritable catastrophe écologique ». Il dénonce la position française sur le nucléaire et particulièrement les accords passés avec M. Kadhafi. Par ailleurs, il est inquiet de la transcription à l’Assemblée nationale des décisions du Grenelle.
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- Bettina Laville, conseillère d'Etat, a rendu son rapport sur le Grenelle « Démocratie et consultation citoyenne », le 23 octobre. Elle a suivi le déroulement du débat public sur Internet et dans quinze villes moyennes de France (www.legrenelle-environnement.gouv.fr).
>>> Voir les vidéos, 1er octobre et 23 octobre
- Jean Jouzel, co-prix Nobel de la paix et membre du GIEC, estime que ce Grenelle « est allé au-delà des attentes de beaucoup » et qu’il est « extrêmement positif ». Durant ces tables rondes, « il n’y a pas eu de mauvais élève ». Le scientifique n’a pas de regret concernant les propositions, mais en aura « peut-être par rapport à ce qui sera mis en œuvre ».
>>> Voir la vidéo
 
Rappel :
Le 27 septembre, les six groupes de travail ont remis leurs propositions, en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo.
>>> Voir la vidéo
 
9 octobre :
Le Conseil économique et social remet une étude intitulée « Contribution au débat national sur l'environnement et le développement durable », « point d'étape des travaux du CES, et mise en évidence de l'importance des apports que les représentants de la société civile, au sein de l'assemblée du Conseil, ont pu produire. »

15 octobre :
Le rapport d'étape de Jacques Attali sur la croissance est remis à Nicolas Sarkozy.
Ce document mentionne notamment la proposition de création de dix « écovilles du futur » de 50 000 habitants chacune "à la pointe des technologies et de l'environnement".
Réaction de Nathalie Kosciusko Morizet dans Le Monde : le rapport Attali, « qui veut que l'environnement soit un frein à la croissance, est une vision réactionnaire ».
 
 
  
 
 
GRENELLE MODE D'EMPLOI
Dates et lieux des réunions en région :
     - Bourges, le 5 octobre 2007, à partir de 14h
     - Le havre : 8 octobre 2007, de 16h à 20h
     - Besançon, le 8 octobre 2007, à partir de 19h30
     - Aurillac, le 8 octobre 2007 de 14 h à 18h
     - Nice, le 8 octobre 2007, de 14h30 à 18h
     - Laval : 10 octobre 2007, à partir de 14h30
     - Annecy-le-vieux, le 12 octobre à partir de 15h
     - Perpignan, le 12 octobre, de 15h à 18h
     - Mulhouse, le 15 octobre, de 18h30 à 21h
     - Saint-Étienne, le 15 octobre 2007
     - Périgueux, le 15 octobre 2007, de 13h30 à 18h
     - Châlons en Champagne, le 15 octobre 2007 de 15h à 18h30
     - Brest : 16 octobre 2007, de 16h00 à 19h00
     - Drancy, le 17 octobre 2007, de 14h à 17h30
     - Epinal, le 19 octobre 2007, à partir de 20h
 

CONTEXTE
Nicolas Hulot met habilement en avant l’écologie durant la campagne présidentielle 2007, avec son «pacte écologique».
Au lendemain de son élection à la présidence de la République, le 21 mai, Nicolas Sarkozy annonce la mise en place d’un « Grenelle de l’environnement » et reçoit les principales associations écologistes. « Le Grenelle Environnement sera un contrat entre l’État, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations. Je veux que ce contrat engage les responsables » (Extrait du discours du Président de la République prononcé le 21 mai lors de la réunion préparatoire avec les associations écologistes).
Le Grenelle de l’environnement est un des thèmes de la « fracture » sarkozyste. Il a été porté par Alain Juppé durant son passage express au ministère de l’Écologie, de l’Aménagement et du Développement durable. Il est depuis entre les mains de Jean-Louis Borloo, qui a récupéré le ministère d’État d’Alain Juppé. Mais c’est surtout Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'État à l'Écologie, qui porte le dossier.
 
INITIATIVE
L’Alliance pour la planète, fédération de plus de 70 associations environnementales (dont la majeure partie des plus importantes), revendique avoir soumis à Nicolas Sarkozy l’idée du Grenelle en mars dernier, à l’occasion de l’audition des candidats sur leur programme environnemental.
Franck Laval, ancien de Génération écologie et fondateur de Écologie sans frontières (qui est membre d’Alliance pour la planète) prétend que c’est lui qui en aurait parlé en mars. Nathalie Kosciusko-Morizet aurait repris l’idée à son compte, et Nicolas Sarkozy s’en serait alors emparé. (Source : Canard enchaîné)
 
« GRENELLE »
Les accords de Grenelle de Mai 1968 portent le nom de la rue dans laquelle se trouve le ministère du Travail, là où se sont déroulées les négociations. Par
extension, le terme de «grenelle» désigne aujourd’hui une négociation réunissant des représentants du gouvernement, du domaine professionnel et du secteur associatif, portant sur un thème spécifique et visant à légiférer.
Août 2007 : Yves Cochet à l'Université des Verts. >>> Voir la vidéo
 
OBJECTIF
Aboutir fin octobre à un plan d’action de 15 à 20 mesures concrètes et quantifiables, recueillant un accord le plus large possible des participants, et répondant aux enjeux suivants : le défi du changement climatique, la préservation de la biodiversité et la prévention des effets de la pollution sur la santé. La décision finale des mesures à mettre en place appartient à l’État, même si elle émanera forcément des débats antérieurs.
Plus qu’un aboutissement, le Grenelle de l’environnement consiste en « un point de départ à la mobilisation de la société française pour inscrire son développement dans une perspective durable », a déclaré Jean-Louis Borloo à l’occasion du lancement du Grenelle, le 6 juillet.

CONCRÈTEMENT
Le Grenelle de l’environnement sera l’aboutissement d’un processus en trois étapes :

    
1 – Élaboration des propositions
Six groupes de travail thématiques se réunissent en vue d’élaborer des propositions, de début juillet à fin septembre. Les groupes sont les suivants :
- Groupe 1 : Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie.
Présidents : Jean Jouzel et Sir Nicholas Stern ; Vice-présidents : Edouard Bard et Yves Lion
- Groupe 2 : Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
Président : Jean-François Legrand ; Vice-présidente: Marie-Christine Blandin
- Groupe 3 : Instaurer un environnement respectueux de la santé
Président : Dominique Maraninchi ; Vice-président : Alain Grimfeld
- Groupe 4 : Adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêts et usages durables des territoires
Présidents : Jean Robert Pitte et Denis Tillinac ; Vice-présidente : Laurence Tubiana
- Groupe 5 : Construire une démocratie écologique : institutions et gouvernance
Présidente : Nicole Notat ; Vice-président : Michel Prieur
- Groupe 6 : Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi
Président : Roger Guesnerie ; Vice-présidents : Dominique Bourg et Bernard Ramanantsoa
Chaque groupe devait initialement être constitué de 40 personnes : 8 représentants de chacun des 5 collèges (État, collectivités territoriales, syndicats, patronat et associations écologistes). Les discussions préalables ont viré à la négociation, quant il s’est agi de désigner chacun des membres de ces groupes.
Un sixième « collège » a également été associé à ces 40 personnes en dernière minute, le « groupe des personnalités morales associées », composé lui aussi de 8 personnes.
Il a suscité l’interrogation des associations : « Sans remettre en cause l’idée de faire intervenir des personnes morales, experts ou grands témoins apportant des éclairages spécifiques sur les thématiques du Grenelle, nous nous sommes immédiatement interrogés sur le statut et la légitimité de ce nouveau groupe, dont les membres et la présence n’ont jamais été discutés » s’offusque Chantal Jaquet, du Criigen, sur le blog des associations au Grenelle, « Grenellorama ».

      
2 – Débat public
A partir du 22 septembre commenceront des réunions interrégionales et un débat ouvert au public sur Internet, avec chat et forums, à l’adresse www.legrenelle-environnement.fr.
Le ministère de l’Écologie annonce la tenue de 6 réunions publiques interrégionales au cours du mois de septembre dans toute la France, dont au moins une en Outre-mer. Les organisations et fondations politiques seront également consultées dans le même temps. Toutes ces informations donneront lieu à une synthèse, qui servira à alimenter les négociations d’octobre.
Marie-Christine Blandin : les mesures, le rôle des verts.
>>> Voir la vidéo

       
3 – Le grenelle
La dernière étape sera celle du grenelle à proprement parler, la négociation entre gouvernement, collectivité territoriales, syndicats, entreprises et associations, qui aura lieu fin octobre.
Les réunions devraient débuter mi-octobre, afin d’aboutir à des décisions à la fin du même mois.

CALENDRIER
6 juillet : Lancement officiel du projet de Grenelle de l’environnement.
Du 6 juillet au 25 septembre : réunion des différents groupes.
27 septembre : remise des propositions des six groupes de travail.
28 septembre : lancement de la consultation du public.
mi-octobre : Début des négociations du Grenelle de l’environnement.
fin octobre : Élaboration du plan d’action.

LES ASSOCIATIONS
Ce qu’elles attendent du Grenelle de l’environnement:
Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance pour la planète : « Les associations attendent de ce Grenelle une obligation de résultats, avec la négociation de mesures significatives. S'il advenait que le Grenelle se transforme en simple consultation ou en énième version d'un vrai-faux débat national, ou bien si des sujets comme le nucléaire ou les OGM devaient devenir tabous, alors nous en tirerions toutes les conséquences et les associations de l'Alliance quitteraient un processus devenu simple exercice de communication. »

Les premières réunions des groupes de travail :
Pour le responsable de la mission Énergie Climat du WWF France, Jean-Stéphane Devisse, interviewé par Lemonde.fr le 16 juillet, les premières réunions ont été l’occasion de 2 surprises :
« Une absence de cadrage réel sur le périmètre des discussions, alors que ce sujet est large et comporte de nombreux points conflictuels, comme les OGM et le développement de l’agriculture biologique » d’une part.
Ludovic Frère, responsable du pôle Biodiversité de Greenpeace France, déclare pour sa part : « Autour de la table, une quarantaine de personnes et presque autant de propositions et de point de vue se sont exprimés. »
Chantal Jaquet précise que si la réunion n’a pas été cadrée, les points sensibles n’ont pas pour autant été contestés : « Pour l’Alliance, qui va défendre la nécessité d’un moratoire sur les cultures d’organismes génétiquement modifiés en plein champ, il fallait être certain d’abord d’un point de méthode : que la question des OGM et celle des agrocarburants figurent au menu des débats. Sur ce point, pas de contestation. »
D’autre part, 2ème surprise : l’apparition d’un « collège » qui n’en est pas un : les experts. Les associations ne contestent pas leur présence, au contraire, car il manquait en effet certains représentants (comme ceux des associations de
consommateurs par exemple), mais elles s’interrogent quant au mode de choix de ces derniers, et à leur pouvoir décisionnel.
Pierre Radanne, ancien président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et président de l’association “4D”, estime important que certains de ces experts soient présents : « Il faut qu’il y ait une discussion sur un certain nombre de personnes limitées pour essayer d’avoir une bonne représentativité, une discussion sur la liste, qui ne corresponde pas à un envahissement. Mais il ne s’agit pas d’un ‘collège’ supplémentaire ! »
 

Certains misent au maximum sur ces échanges. D’autres réservent pour l’instant leur avis, comme Noël Mamère.
>>> Voir la vidéo

PS : les avis recensés en images l’ont été lors de l’Université d’Eté des Verts, les 24 et 25 août 2007 à Quimper. D’autres avis seront recueillis dans le mois qui vient.

 

 


 

Images :

GAIA NETWORK

 

Journaliste :

Raphaël de Bengy