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NEWSLETTER DEPUIS COPENHAGUE
INFORMATIONS DIVERSES, COMMUNIQUES
BIBLIOGRAPHIE, FILMOGRAPHIE
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Rédactrice en chef : Dominique Martin Ferrari
Journaliste : Grace Daya, Loïc Chauveau, Nathalie Verdier
Images : Jérôme Debernardi, Nathalie Verdier
Postproduction mise en ligne : N. Verdier
Copyright : Gaïa Network 2009

 
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      SOMMAIRE
 


     - Newsletter depuis Copenhague
     - Informations diverses, communiqués
     - Bibliographie, filmographie

 


 

IMPRESSIONS COP15 par Aurélie Piel
Envoyée spéciale de Gaïa network à Copenhague

Mercredi 16 décembre
Les ONG, mis à l'écart, montrent de plus en plus leur colère. A deux jours de la fin du sommet, la tension est à son comble. Dehors, on réclame la justice climatique, dedans, on n'en finit plus de parler. Mais toujours pas de choix politiques à l'horizon. Quand passe-t-on la deuxième ?
Ambiance
- ONG en colère. Journalistes désabusés. Membres actifs, représentants, négociateurs, politiques, etc, inquiets. Très inquiets. Dehors, il neige dru, surtout pour ceux qui attendent et ne rentreront sans doute pas.

Mardi 15 décembre

Drôle de journée, drôle d'ambiance aujourd'hui au Cop15. Après une grosse semaine de mobilisation, la fatigue attaque les troupes militantes et le moral des ONG est en bernes. Toujours plus de monde au Bella Center. Toujours plus de beau monde aussi. Aujourd'hui, la star, c'était Arnold Schwarzenegger. Un gouverneur venu en 4x4 défendre l'importance des instances locales dans la lutte contre le réchauffement. No comment. En fin de journée, c'est finalement l'inquiétude qui prime quant à la finalisation d'un accord. Chancelière allemande, premier ministre danois, etc. : même au sommet des Etats, on peine à croire que le consensus sera trouvé. Il y a quelques jours, on attendait les chefs d'Etats tels des messies. Aujourd'hui, on ne les attend plus, on sait qu'ils vont venir et qu'ils ne feront sans doute pas de miracles.
Ambiance
- Du monde, beaucoup de monde. Beaucoup de tension, de fatigue, d'inquiétude. Et la neige dehors !
- Les ONG fatiguées, irritées. Trop de monde au Bella Center et une mauvaise organisation, résultat les ONG voient leurs accès au centre de conférence restreint. Une gestion un peu cavalière de l'organisation du Cop15 que les militants interprètent comme une mise à l'écart.

Lundi 14 décembre

Le virage de ce sommet. On passe la seconde. Pour sonner le tocsin, les pays du Sud, avec en première ligne la délégation africaine, ont provoqué une suspension des négociations aujourd'hui. La raison ? Leur aigreur envers les pays du Nord, soupçonnés de vouloir tuer le protocole de Kyoto. Autre sujet au menu du jour : le marché carbone. Un marché dont l'extension semble inéluctable. Mais à qui, pourquoi et comment ? Les négociations vont bon train.
Ambiance
- Grosse grosse affluence. Et gros pataquès à l'entrée du Bella Center. Plus de sept heures d'attente à l'extérieur du centre. Près de deux à l'intérieur. L'organisation du Sommet ne sait plus où donner de la tête. Des réunions sont annulées, des conférences reportées. La tension est à la fois à l'intérieur et à l'extérieur aujourd'hui. En cette deuxième semaine, on ne joue plus.

Dimanche 13 décembre
Des négociations informelles. Le Bella Center est fermé, mais les discussions continuent. Au Klimaforum, en revanche, on fait toujours du bruit, on réfléchit, on s'active. Dans les rues, les militants ne relâchent pas la pression.
Ambiance de cette première semaine :
- Une ville qui grouille de monde. La Cop15 est partout. Sur les murs, dans les têtes. Des expos, des animations, des revendications, des discussions de comptoir, etc.
- Au BC : première semaine assez technique, en attendant l'arrivée des chefs d'Etat la semaine suivante. Beaucoup de déclarations, mais on attend d'en savoir plus sur les financements.
- Dans les discussions (militants, politiques, etc.), on s'accorde souvent à dire qu'il sera peu probable qu'un accord définitif sera pris à l'issue de la Cop15.
- Mais de l'espoir quand même : il y en a peu, personne ne parlait de changement climatique, ou plutôt personne n'en avait que faire. Aujourd'hui, la donne a changé. Et on veut y croire.

Samedi 12 décembre
Le jour-J. La journée sans doute la plus importante de cette semaine de négociations. La plus médiatique tout du moins. Un accord ambitieux, des mesures contraignantes et une planète plus saine. Voilà ce que les dizaines de milliers de personnes – la police parle de 30 000 manifestants, les organisateurs, eux, avancent le chiffre de 100 000 –, etl es quelque 500 ONG réunies dans les rues de la capitale danoise, réclament à corps et à cris. "Climate Justice, right here, right now" ou comment faire pression sur les délégations du monde entier réunies au Bella Center.

Vendredi 11 décembre
Limiter la hausse de la température moyenne du globe à 1,5°C ou 2°C. Voilà en résumé le contenu du premier projet d'accord de lutte contre le réchauffement climatique, tombé aujourd'hui et élaboré par la Chine en accord avec l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Soudan. Un projet qui devra servir de mouture au futur accord. En parallèle, à Bruxelles, une enveloppe de 7,2 milliards d'euros, sur les trois prochaines années, est décidée par l'Union européenne et sera distribuée aux pays les plus concernés par le réchauffement climatique. Pour le G77, l'enveloppe a valeur de supercherie.

Jeudi 10 décembre
Nouveau clash. Mais cette fois-ci, la France – et plus précisément Brice Lalonde – est en première ligne sur le front. Face à qui ? Face aux pays "forestiers" européens, à savoir la Suède, la Finlance ou encore l'Autriche. La raison du différend ? Les émissions de gaz à effet de serre issues de la filière bois. Quand les uns ne souhaitent parler que de la déforestation excessive dans les pays de l'hémisphère sud, d'autres aimeraient également remettre à plat le rôle des pays du nord dans l'exploitation de leurs forêts et, donc, leur rôle dans l'émission de gaz à effet de serre.
Dans les allées du Bella Center, on reparle aussi du Protocole de Kyoto. Un instrument avec lequel les pays en développement veulent continuer de travailler pour rappeler aux pays industrialisés qu'il leur faut réduire de 40% leurs émissions de GES d'ici 2020 par rapport à 1990. En France, le président Nicolas Sarkozy fait aussi parler de lui. Alors qu'il reçoit des associations écologistes, il affirme tendre vers et vouloir une réduction de 30% des émissions européennes de GES d'ici à 2020. Et émet l'idée de la création d'une Organisation mondiale de l'environnement.

Mercredi 9 décembre
Que les "grands" pays émergents, parmi lesquels la Chine et l'Inde, acceptent des mesures contraignantes pour lutter contre le réchauffement climatique. Cette requête, c'est la petite île de Tuvalu qui l'a suggérée. Un pavé dans la mare qui fait du bruit dans les allées du Bella Center. Au troisième jour des négociations, l'inquiétude monte du côté des pays en développement. La source de cette inquiétude ? L'absence de matière sur le financement du futur accord. Certes, déjà, des promesses ont été émises, comme le déblocage immédiat de quelque 10 milliards de dollars par an, sur les trois prochaines années, pour venir en aide aux nations les plus vulnérables. Mais il est vrai que personne encore, aucun pays industrialisé, n'a osé émettre le moindre chiffre concernant le montant de sa contribution.

Mardi 8 décembre
Gros couac, gros couac en ce deuxième jour de Sommet. La bévue du Danemark, présidant la conférence de l'Onu sur le climat à Copenhague, est dans toutes les bouches. Quelle bévue ? Un projet de texte émanant du Danemark qui n'aurait valeur que de piste pour le nouvel accord de lutte contre le réchauffement. Outrés, les membres de la coalition du G77 – regroupant 130 pays en voie de développement – s'inquiètent pour la suite des négociations.

Lundi 7 décembre
Premier jour de conférence et premières inquiétudes. Premiers "coups de pression". Tandis que le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie rappelle qu'un échec du Sommet de Copenhague coûterait 500 milliards de dollars par an à l'économie mondiale, l'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole, lancer les hostilités dès l'ouverture de la conférence. Et tente d'ébranler les négociations en réclamant une enquête internationale sur le "Climategate"– ce scandale lié aux chiffres et données consciemment faussés par des climatologues de renom. De son côté, l'Agence américaine de protection de l'environnement sort de son silence et affirme que les émissions de gaz à effet de serre jugées responsables du réchauffement sont une menace pour la santé. Une première. Autre information d'importance : l'Afrique du Sud propose de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 42% d'ici 2025 en contrepartie d'une aide au développement des énergies propres en faveur des pays émergents.

 

 

 INFORMATIONS DIVERSES, COMMUNIQUES
 

     Le suivi des négociations dans la presse


Les dernières heures de négociations dans Libé par Christian Losson, Laure Noualhat >>> A lire

Et dans le Monde, Hervé Kempf, Laurence Caramel, Arnaud Leparmentier >>> A lire

A Copenhague, la vraie négociation commence, Marie Verdier dans La Croix >>> A lire

Un projet d'accord présenté à Copenhague - AP- Yahoo! Actualités >>> A lire

Copenhague : Borloo croit encore à un accord - Europe1 >>> a lire

Ban Ki-moon est "prudemment optimiste" >>> A lire

                    Chroniques et blogs


Le blog du Figaro >>> A lire

Le Journal de Copenhague - Nathalie Fontrel sur France-Inter >>> A lire

En direct de la conférence sur le climat de Copenhague - Claude-Marie Vadrot et Patrick Piro sur le site de Politis >>> A lire


Le suivi des négociations par la fondation Nicolas Hulot >>> A lire

Et par la fondation Good Planet de Yann Arthus Bertrand >>> A lire

BIBLIOGRAPHIE, FILMOGRAPHIE

- Le syndrome du Titanic. Le film de Nicolas Hulot sort en salles le 7 octobre (25/09/09)
 >>> Voir la vidéo (2')

- "Quelle France en 2030 ?" aux Editions Armand Colin de Frédéric Denhez. Quel est notre avenir face aux changements climatiques? Déplacements de terre, de populations et de cultures seront-ils notre quotidien? (25/09/09)
>>> Voir la vidéo (7'30)

- Au théâtre Fontaine à Paris, s'est jouée Echauffements Climatiques, première pièce compensée carbone. Sylvie Audcoeur, l'auteur, nous la raconte (09/07/09)
>>> Voir la vidéo (5'45)
Plus d'infos sur la pièce

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