UNE TÉLÉ POUR ÉDUQUER, FAIRE RÊVER ET ALLER VERS
UN DÉVELOPPEMENT PLUS HUMAIN ET PLUS DURABLE
Rédactrice en chef : Dominique Martin Ferrari
Journaliste : Grace Daya
Images : Jérôme Debernardi, Nathalie Verdier
Postproduction mise en ligne : N. Verdier
Copyright : Gaïa Network 2009
LE POINT A DIX JOURS DES NEGOCIATIONS
A l’entrée de la négociation, les joueurs commencent à abattre leurs cartes.
Après avoir joué avec les nerfs des ONG, des climatologues et du secrétariat de
la convention onusienne sur le changement climatique, les gros pollueurs de la
planète donnent enfin des chiffres. Pour les Etats-Unis d’Obama, ce sera -17% de
gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 2005, puis -30% d’ici 2025 et -42%
en 2030. On jugera la proposition selon la vieille image du verre à moitié vide
ou moitié plein. Les uns font remarquer que prendre comme référence l’année 2005
ne constitue qu’un effort minime pour des Etats-Unis qui sont de plus en pleine
crise économique. Les autres saluent le retour de l’Amérique dans le jeu et
notent qu’elle ne refuse plus des engagements contraignants. Les chinois sont
plus succincts : ce sera une «intensité carbonique » inférieure de 40 à 45% en
2020 par rapport à 2005. Mais il n’est pas question de signer un protocole
juridique. Il faudra juger sur pièces des efforts et la communauté
internationale ne pourra rien imposer au pays le plus peuplé et le plus pollueur
au monde. La sortie de la pauvreté des masses chinoises reste une priorité
absolue. Pour la défense des Chinois, le système toujours en vigueur d’objectifs
assignés par plans quinquennaux, vieil héritage communiste, fait preuve d’une
certaine efficacité.
Les déclarations américaines et chinoises devraient en tout cas inciter les
autres joueurs à abattre également leurs cartes. On pense surtout à l’Inde, pays
violemment opposé à toute idée de réduction des émissions au non du nécessaire
développement du pays. Les observateurs notent un infléchissement de cette ligne
dure partagée jusqu’à présent par l’ensemble de la classe politique indienne,
majorité et opposition confondues. C’est aujourd’hui la principale inconnue, car
le Brésil et la Russie ne devraient plus désormais rester à l’écart du grand
deal planétaire qui se dessine. A dix jours de l’ouverture des négociations,
l’optimisme remonte.
Loïc Chauveau
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